Entretien estival : Hoenheim, etc

Ecrire Comme à notre habitude sur ce blog, l’été est propice à un entretien et un échange de vue. Morceaux choisis.

Alors, quel regard sur la vie municipale ?

StB : Je regarde Hoenheim et j’y vis, donc le regard reste proche et détendu. J’ai l’impression que la ville bouge mais dans une ambiance naturellement faussée par la crise économique qui touche autant les familles que les entreprises. Dans ce cadre là, la politique municipale me semble répondre à l’essentiel et surtout en tenant compte des moyens réels de la ville.

C'est-à-dire ?

StB : La marge de manœuvre de la collectivité est étroite. D’un côté elle fait partie de la CUS, de l’autre, elle récupère des compétences sans forcement les moyens qui vont avec. On peut, comme certains, dirent qu’il faudrait faire des tonnes de choses, développer des avantages sociaux ( ce qui n’est pas de la compétence municipale), mais encore faudrait-il expliquer avec quel argent on financerait tout cela.

C’est là, en toute honnêteté que l’on est obligé de se dire que la marge de manœuvre est très serrée. Si l’on veut faire quelque chose, il faut soit en abandonner une autre, soit augmenter les impôts. La sagesse impose de dépenser mieux pour fiscaliser moins.

Et l’ambiance politique locale et plus.

StB : La région, l’Europe sont en pleine tempête économique et même s’il existe l’un ou l’autre signe, il n’est pas dit, comme aux USA, que nous ne soyons dans un relatif cœur du cyclone. Là, il importe aussi de raison garder et même d’imaginer avancer et faire avancer la ville main dans la main. Il me semble aujourd’hui assister à une surpolitisation des débats. C’est une stratégie que je peux comprendre, mais la vie municipale devrait répondre à une logique de proximité. Non ?

Et le regard sur le passé. Des regrets ?

StB : On fait des choix. Ensuite vient le temps des soupirs et des regrets. Mais cela, je l’ai dit, écrit et redit.

Pour ma part, j’essaye d’apprendre pour avancer et je sais me remettre en cause. Donc oui, bien sûr, et si vous évoquez la vie locale, je suis content d’avoir fortement contribué à la présence d’une 3ème force au sein du Conseil Municipal, mais sans doute moins de l’évolution de la dite « liste ». Lorsqu’avec des anciens conseillers municipaux venus de tous les bords politiques, nous avons constitué notre liste, c’était pour faire avancer la ville et des projets, pas pour offrir un mandat à quiconque. Là, comment dire, je suis heureux que l’esprit initial soit toujours incarné par la conseillère Marielle Geoffroy.

Enfin que dire, on est élu pour travailler. Lorsque je fus ne poste, c’est la leçon que j’ai retenu d’anciens, venus eux-aussi de tous les bords. Aujourd’hui, je regarde la vie municipale et si je peux j’apporte un regard constructif à celles et ceux qui me demandent un « avis ».

Et l’avenir

STB : Comme tout le monde, il sera d’abord consacré à traverser la crise et à aller de l’avant dans le cadre de mes activités professionnelles et personnelles. Localement, lorsque l’on aime Hoenheim, où que l’on soit, on reste attaché à son devenir. Je suis ainsi très content d’avoir ainsi pu récemment parler à un copain de classe de CM1 à Hoenheim et d’avoir évoqué notre regard sur la ville. Que le temps passe vite !


 

Brassens, en toute clarté

Je sais, comme Gabin, que je ne sais rien ! Pas la peine de chercher un message ici, mais simplement l'amour de Brassens et certes la force de ses paroles. Toute ressemblance ..

Racing Club de Strasbourg, le retour de Gilbert Gress donne l'envie !

GILBERT-gressOù était-il ? Oui, où donc avait pu se cacher cet autographe à l’époque accroché aux murs de ma chambre. Il était là, enfin. Il était porteur de sens. Roulements de tambours, fumées blanches et ce bonnet. Tiens, où est-il ce bonnet ? On n’a pas pu le jeter. 30 ans !

Mais que le temps passe vite. Et là, cette nouvelle : « Gilbert Gress revient » !

Tout un ensemble de souvenirs remontent à la surface. Nous somme en 1979, j’ai dix ans. J’attends mon tour pour recevoir la précieuse signature de celui qui tirait l’équipe. Je me souviens aussi des étiquettes de l’album Panini et de ces samedis où l’on rejoue le match entre copains. Nos héros à l’époque sont locaux. Platini n’est pas encore « vert » ou tout juste, je ne sais plus.

Je suis à la Meinau en cette fin de saison, avec mon père. Strasbourg reçoit Paris. Dans les tribunes populaires, le gamin de 10 ans que je suis n’est pas loin des grilles. La pelouse fascine. A peine le temps d’engager que Jean Jacques Marx place un superbe but. La joie s’empare de la Meinau, le sacre arrivera dans une journée. Strasbourg chante, vibre. Wagner, puis Albert Gemmerich confirment un score sans appel : et un, et deux, et trois zéro !
Strasbourg sera champion !

La saison d’après le Racing vibre et finalement se sera la Meinau qui s’enflammera un soir de septembre 1980 ! Gilbert Gress s’en va. Un vide se fait, une cicatrice. Il reviendra plus tard et là, il revient à nouveau.

Quel défi, et « ambiance vintage » ou non, j’y ai pensé ce matin en passant devant le stade. Oui, quelque chose vibre à nouveau, on est loin du business qui trop souvent dénatura le RCS, on est dans la chaleur et l’odeur du cuir. Celui des chaussures à crampons, du ballon.
J’ai perçu une émotion que je n’avais plus ressentie depuis longtemps, ni en allant à la Meinau, ni en suivant la presse. Quelque chose s’est réveillée. Comme une envie d’y croire à nouveau, de soutenir une Alsace qui gagne.

La tâche sera sans aucun doute très dure, mais je crois bien qu’humblement, je reprendrais le chemin de ces tribunes populaires où résonnent les champs de supporters et où gamins de 10 ans, adolescents, femmes et hommes font toujours des rêves en bleu et blanc.

Stéphane

Strasbourg : de « Sans terres et sans reproches » à « bouffer m’a tué »

Il faut connaître le Quercy, ses falaises ocres, les Causses, ses rivières avant de découvrir Marcilhac sur Célé, son église, ses habitants. On est ici dans le Lot mais l’on pourrait être dans l’Aveyron tant certains paysages font penser à Roquefort. Ici, nous sommes pourtant à côté de Padirac et de Rocamadour ( Visitez-y la grotte de Bellevue aussi, si vous y passez).

C’est dans ce village que Stéphanie Muzard Le Moing, artiste et femme engagée, évolue et communique avec le monde. Ses rencontres lui font d’abord croiser un réalisateur lyonnais, Éric Boutarin avec lequel nait le projet d’un film « Sans terres et sans reproches ». Rencontres et témoignages s’y succèdent.

On suit des aventures, des projets de vie et des constatations sur les réalités agricoles, sur le rapport de l’homme, des hommes avec la nature. Le film de Stéphanie entend donc informer sur les OGMs, sur l’usage de pesticides, sur les impératifs et défis du monde agricole en milieu rural mais aussi sur ces jeunes, militants, terriens ou idéalistes, qui retournent à la terre afin d’y faire pousser un monde meilleur.

Il y a dans ce film un quelque chose de «Mondovino », cet excellent reportage sur le monde du vin dont l’on vous a déjà parlé ici.

L’univers dépeint par Stéphane y est parfois plus naïf donc plus touchant de simplicité. L’objectif du film est clair : générer des interrogations.

S’il fut donc diffusé à Strasbourg, il doit cela à d’autres échanges internautes, d’autres rencontres improbables – quoique – dont celle de Stéphanie avec Robert Grossmann sur Facebook.

Là, des mots échanges, des débats se font, jusqu’à l’organisation d’une projection strasbourgeoise à l’Odyssée. Une projection suivie d’un débat. Là les idées fusent entre agriculteurs, élus et passionnés.

Sansterresetsansreproches On cherche des responsables, on évoque des réalités. On passe de « Sans terres et sans reproches » à « avec peurs et beaucoup de reproches ». Le tout, est de se poser les bonnes questions.

Le Docteur Geiger en grande forme, comme à son habitude n’a pas peur, comme il le faisait lorsqu’il était élu régional, d’asséner des vérités fortes sur, entre autres,  la fertilité masculine et les enjeux de la malbouffe. Stéphanie Muzard Le Moing avance ses arguments et l’on écoute l’ensemble jusqu’aux arguments précis du représentant des Jeunes Agriculteurs.

Les questions se bousculent dans les têtes et si l’on accuse le complexe chimico-industriel, on effleure aussi nos propres habitudes de consommation. S’il y a des coupables, ne sommes nous pas complices ou tout au moins des moutons de Panurge consuméristes ?

« On ne nous dit pas tout » s’interroge Robert Grossmann ! Peut-être que si, mais peut-être aussi ne voulons nous pas tout voir de peur d’affronter de la réalité. 

Le débat s’achève, l’éveil a eu lieu. Mais que faire ? Faut-il aller vers une forme de décroissance ou inventer « l’alter-croissance » ? Comment ne pas évoquer non plus l’impact et les défis de la surpopulation ?

Avec ses 7 milliards et bientôt plus d’habitants, l’espèce humaine est aujourd’hui la  première cause des atteintes à la nature et du recul de la biodiversité.

En cela, l’homme à l’instar d’autre prédateurs fait peser une contrainte forte sur l’environnement. Comment aborder cet aspect sans heurter les consciences que l’on viendra à peine d’éveiller ? Quel sera l’impact du réveil du Quercy ou de l’Alsace sur le monde ? On dit que l’espoir fait vivre. Espérons donc que milles consciences s’éveillent !

STB

Note : On saluera ici l’initiative du Cercle des Démocrates de Progrès et de ses organisateurs.

 

De l'écologisme à la défense de l'environnement : Engagez-vous !

Geranium Si si, je vous le dis, le vert est ma couleur préférée. Pas besoin de l’inventer puisque c’est vrai. Alors, comment vous dire, là, au sortir de l’élection, je peux encore plus assumer. Allez, cessons là. S’il est vrai que la préconisation écolo-responsable ( je me méfie des « ismes ») doit devenir une réalité.

Je pourrais évoquer ma lutte contre les OGM lorsque j’étais responsable syndical étudiant ( début 90, on était pas nombreux) et les campagnes contre les Ogm dans les Restos U, mes interventions au Conseil Régional où j’étais souvent en accord avec Hugues Stoeckel,  la lutte contre le mais transgénique, la défense du HQE et la sensibilisation ( il y a 7 ans) aux risques éventuels de la téléphonie et des ondes. Mais tout cela n’aurait aucun sens et une partie des interventions se lit ici même sur 3 pages, sur ce blog.

La défense de l’environnement doit transcender les clivages et rester le révélateur d’un amour inconditionnel d’une terre et de ses terroirs, de la défense de leur richesse et de leur spécificité. A Hoenheim ainsi, on défendra avec encore plus de passion le poumon vert de la Rue de la Fontaine, mais aussi son homologue de la Vogelau et sa zone de captage d’eau. Ils ne sauraient être défigurés ou dénaturer. Pourra-t-on compter sur l’appui des forces de progrès sur ces dossiers. Là est un autre débat !

Elections Européennes : une nouvelle équation pour l’Alsace

0808220064 Les analystes professionnels pousseront les calculs, les sceptiques diront que la participation relativise la portée du scrutin européen. Soit, mais une fois dit ceci, il conviendra d’aller au fonds des choses et de tirer cependant des conclusions et des enseignements des résultats de ces élections européennes du 7 juin 2009.

Pour l’Alsace, et par delà la victoire relative de l’UMP, à la lueur des premiers résultats et en prenant en compte les différentiels Haut-Rhin et Bas-Rhin, on notera qu’une nouvelle équation est sortie des urnes :

UMP = PS + Verts !

La portée d’une telle équation, à relier à l’enracinement et à la percée lors des municipales de coalitions de gauche, dans et hors les villes, se devra désormais d’être prise en considération.

Elle souligne finalement la fin d’une « spécificité alsacienne » avec la débâcle du Modem pourtant renforcé d’anciens « verts » et le score affaiblie du FN. On notera aussi la montée d’une extrême gauche anticapitaliste et le maintien notable d’un « alter-écologisme » incarnée par Antoine Waechter.

Bien entendu, cette équation pourra être relativisée par les choix des têtes de listes pour les régionales et leur capacité à rassembler autour de projets pour l’Alsace. Néanmoins, elle montre aussi qu’une nouvelle ère politique s’ouvre en Alsace.

Personne ne saurait à ce stade faire l’économie de débats fondamentaux, car les électeurs ont, même peu nombreux, adressé un signe pour plus de crédibilité, de rassemblements et finalement d’engagements clairs et actés.

Stéphane Bourhis - Ancien Conseiller Régional - 98/04 - www.hoenheim.com

 

NB : L'excellente campagne des Verts portées par Sandrine Bélier et Daniel Cohn Bendit permet aux Verts de dépasser le PS. Portés par une ambiance, de réelles problématiques, les candidats verts devront néanmoins préciser leur pensée sur le siège du Parlement à Strasbourgà la lueur des positionnements de Daniel Cohn Bendit

Eléctions Européennes : votez Européen !

Dimanche, allons voter ! Pourquoi, tout simplement parce qu'au-delà de débats parfois stériles, l'Europe impacte notre quotidien et ce plus que l'on ne pense. Allons voter en fonction d'idées sociales, culturelles, économiques, identitaires, mais allons-y.

Mon analyse à quelques heures du scurtin est qu'au lendemain de celui-ci, d'étonnants rapports de force seront remis en avant. Il appartiendra alors à certains d'oeuvrer ensuite à la réconcilation pour faire avance la région, le pays et ce continent européen.

Rendez-vous lundi pour les analyses fines ... Et dimanche, dans les bureaux de vote.

Hoenheim : ne pas toucher au poumon vert de la rue de la Fontaine

On peut le comprendre, l’emprise que représente l’espace vert (et jaune, couleur maïs) de la Rue de la Fontaine à Hoenheim fait des envieux. Voilà pourquoi le Plan Local de l’Habitat de la CUS entendait quelque part lui faire un sort. Un sort couleur béton.

Poumonvert-hoenheim

Heureusement, l’ensemble du Conseil a voté contre, malgré la tentation du groupe PS, sans doute par solidarité avec la majorité de la CUS, de l’adopter, mais avec des réserves.
Ce rejet nous laisse tranquille jusqu’en 2015, alors que comme le Maire, j’airais clairement préférer que l’on en arrive à 2050 !

Pour l’enfant du quartier ouest que je suis, cette rue de la Fontaine et son espace se doivent d’être préservée le plus longtemps possible et lorsque l’on observe ce que sont devenus ces espaces jadis verts, on en est encore plus convaincu.
Jusqu’à présent, l’ensemble des groupes politiques hoenheimois ont toujours su faire front commun sur ce sujet que nous suivons pour notre part depuis plus de 20 ans.

L’affaire des trimestres accordés pour l’éducation des enfants

Senat J’avais lu ce projet dans « le journal » et franchement, j’ai cru un instant qu’il s’agissait d’une blague. Et bien non, il semblerait bien que le conseil d’orientation des retraites (COR) ait vraiment étudié « l’opportunité de diminuer, en nombre, les trimestres validés de cotisations retraite pour enfants élevés ».

Intervenant sur le sujet au Sénat, Fabienne Keller a précisé qu’il ne lui semblait pas possible de revenir sur cet avantage en arguant de l’égalité Homme/Femme et ce alors que moins d’une femme sur deux arrive à se constituer une retraite.

On ne peut que partager ce point de vue et la soutenir dans cette démarche. Mais par ailleurs, il conviendrait d’ailleurs de mener un travail profond sur le sujet.

Peut-être d’ailleurs, plus que l’égalité homme-femme, faudrait-il penser désormais en terme d’équité.

Cette équité, Julien Freund disait qu’elle « est la forme de justice qui accepte au départ la pluralité des activités humaines, la pluralité des fins et des aspirations, la pluralité des intérêts et des idées, et qui s’efforce de procéder par compensation dans le jeu inégal des réciprocités ».

Voilà sans doute une voie à ouvrir pour tendre vers la vraie équité homme-femme et intégrer à sa juste place l’engagement des femmes et leur double-vie professionnelle et familiale.



 

Strasbourg, élections et humeurs

Penseur Il y a des lecteurs qui ne me suivent pas et d’autres qui, notes après notes, saisissent le cheminement et l’évolution. Oui, on peut juger injustes certaines décisions de la Commission Nationale des Comptes de Campagnes et le dire – comme je l’ai fait, plusieurs semaines avant qu’elle ne rende sa décision. Oui, le fait qu’il s’agisse de leaders socialistes de la CUS ne change rien à la chose. Oui aussi, il ne faut pas hésiter à défendre certains lorsqu’ils sont jetés au pilori ou sur les braises d’un bûcher fraichement dressés

« Ne pas faire à autrui ce que t'aimerais pas qu'on te fasse » !

Un pré-lecteur de ce texte me dit que c’est peut-être pour avoir fait les frais de beaucoup de choses que j’en arrive à ce résultat. Sans doute, mais ceux qui en furent à l’origine ont sans doute oublié. La « chose publique » est pour moi à la fois un engagement populaire et un sport de gentleman.

Au  premier obéissent l’envie de défendre des idées, de tendre vers le mieux plutôt que vers le moindre mal mais aussi la filiation et l’héritage, familiale, culturel, régional. Au second, le goût certes de l’affrontement d’idée, mais à fleurets mouchetés et là, à chacun sa botte.

Bien sûr, il arrive que l’ensemble dérape et comme me le disait un de mes anciens : « Parfois, il faut forcer le destin et là, c’est pas vu, pas pris, pas pris, pas puni ». La leçon vaut toujours.

Bien entendu, je suis ces élections européennes. La campagne sera dominée par l’UMP. Forte de l’impact de Nicolas Sarkozy, elle étouffe tout débat, même hélas, celui sur l’Europe, que l’on ne tient jamais en Alsace. Le score du PS en Alsace et sur la Cus sera à suivre de près. Soit, il dépassera le score national de beaucoup, soit certains y verront un reflux post-municipales.
Qu’en sera-t-il de Jean François Kahn ? J’ai du mal à suivre la nef « modem » autant municipalement qu’aux élections européennes et je ne sais comment l’évaluer à sa juste valeur. Il en ira de même des Verts avec là question « peut-on à la fois voter vert et vouloir garder le Parlement à Strasbourg ? ». Enfin, il y a les autres candidats, FN, Souverainistes et compagnie. Ces derniers ont du mal à faire entendre leur voix au cours de cette non campagne. Leur score sera à la hauteurdeleurs ambitions.

Pour ma part, j’attends de lire les programmes, de pouvoir assister à d’autres meetings pour me faire une idée et faire ce que beaucoup ne feront pas le 7 juin : aller voter  en européen !

Strasbourg oubliée, Strasbourg affaiblie ?

La campagne des élections européennes se poursuit. Parlera-t-on d’Europe ? On le verra dans le mois qui nous sépare du scrutin. Au-delà des programmes, la campagne en France et ailleurs, justifie-t-elle que l’on s’inquiète pour le sort de Strasbourg ?

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Au regard des forces en présence dans les autres pays d’Europe, on mesure que la bataille du siège du Parlement Européen entre Bruxelles et Strasbourg pourrait effectivement reprendre de plus belle au lendemain du scrutin.

La campagne française est effectivement observée de près par les anti-Strasbourg. Certains ont déjà noté que les « Français » aiment tellement Strasbourg que sa place dans la campagne française, certes régionalisée, est particulièrement faible.

Le Modem se réunit ainsi à Metz et si Martine Aubry a choisi Strasbourg pour tenir au moins un meeting, qu’en sera-t-il des autres formations ?

Le temps des grandes messes est passée mais tout cela sera utilisé par celles et ceux qui veulent rapatrier les institutions à Bruxelles.

Pendant ce temps,  certains réfléchissent également aux compensations potentielles qui pourraient faire avaler la pilule aux Alsaciens et aux Français. Voilà pourquoi on entend certaines voix proposer que la ville devienne capitale de l’Europe de la Défense.

Symbole de la réconciliation franco-allemande confortée par la tenue du sommet de l’OTAN, siège de l’Eurocorps et sur le point d’accueillir un bataillon franco-allemand à Illkirch-Graffenstaden,  la capitale alsacienne aurait le profil idéal. Encore faudrait-il que cette Europe de la Défense voit le jour ! Ce qui est, avouons-le, un autre débat

On rappellera donc en guise de conclusion et par avance, que les promesses n’engagent que ceux à qui elles sont faites. Homme averti en vaut deux. L’engagement pour Strasbourg est donc plus que capital.

STB

Note

On lira sur ce sujet deux récents articles

La bataille de Strasbourg a commencé ( La Tribune)

Cohn-Bendit veut que le Parlement européen ne siège qu'à Bruxelles (France 24)

"Dis-moi par qui tu fais juger et je te dirai qui tu es"

PIAF « Non, rien de rien,
non, je ne regrette rien!
Ni le bien qu'on m'a fait,
ni le mal;
tout ça m'est bien egal!
 Non, rien de rien,
non, je ne regrette rien!
C'est payé,
balayé,
oublié.
Je me fous du passé! »


Voilà ce que faisait chanter Dumont à Edith Piaf. En l’écoutant tout à l’heure, cette chanson a réveillé des souvenirs et des émotions. Et moi, ne regrette-je rien ? Si bien entendu, il faut parfois savoir reconnaître ses erreurs. Non ? Je le fais car il faut oser se remettre en cause, briser les images d’Epinal dans lesquelles on nous enferme, transcender les interdits, défier les genres et les tendances pour finalement tracer des voies forcément nouvelles.

Je songeais aussi aux amis disparus, à cet ancien de Saint-Etienne, à mon grand-père. Je songeais aussi à ceux qui prennent finalement un malin plaisir à vous enfermer à vie dans des clichés et qui le feraient sans doute ailleurs s’ils en avaient le pouvoir.

Je lis encore cette citation de François Mitterrand  « Dis-moi par qui tu fais juger et je te dirai qui tu es". Il n'est pas en politique d'axiome plus sûr ». Las de tout cela, ne vaudrait-il pas que l’on nous laisse aller vers l’action. Action dont le Général de Gaulle disait qu’elle était faite « des hommes au milieu des circonstances ».

Elections européennes, un travers français : le hors sujet !

Images Depuis qu’elles existent, les élections européennes se déroulant en France sont frappées d’un même défaut : le hors sujet ! La cause européenne ne passionne-t-elle pas ? L’égocentrisme domine-t-il ? Toujours est-il qu’élections après élections, on ne nous parle pas vraiment d’Europe ou en tout cas pas de celle que l’on aime.

Cette dérive a commencé dès les premiers castings. A part les partis minoritaires ne pouvant obtenir de députés nationaux en raison des modes de scrutins, la plupart des partis envoyaient des têtes de listes qui démissionnaient une fois élues, préférant revenir dans l’arène politique française que se perdre en transports entre Strasbourg et Bruxelles.

Maison de retraite ou  "charge" pour services rendus ?

Pour le reste, on remarquait aussi une fâcheuse tendance à faire du Parlement Européen, une maison de retraite ou une "charge" pour services rendus au parti ou à la nation.

Pendant ce temps là, la plupart des pays européens envoyaient des experts, des jeunes loups en charge de faire avancer les lois et projets européens dans un sens qui favorisaient leurs pays et économie. Faut-il y voir là aussi, un cause au fait que les Français aient l’impression que les directives européennes soient faites contre notre pays ?

Alors certes, cette situation a évolué et certaines des têtes de liste du Grand Est oeuvrent durablement au Parlement Européen. Catherine Trautmann s’est ainsi fait entendre du les effets collatéraux d’Hadopi et sur le paquet Télécom, Joseph Daul, lui, conserve un regard appuyé sur les dossiers liés à l’agriculture.

Mais dans l’ensemble, la France, tous partis confondus, n’a peut-être pas compris l’importance du Parlement Européen.

Nationalisation des élections européennes : une erreur certaine

Cette dérive se confirme dans les slogans que l’on entend et lit ces derniers jours. Il faut un « vote sanction » contre Sarkozy pour les uns, le soutenir pour les autres. Mais là encore, où est l’Europe ?

On ne peut et ne doit réduire l’élection du 7 juin prochain à un tour de chauffe des élections régionales, cantonales, législatives, ou présidentielles. On ne peut et ne doit, pourtant la majorité des partis le font, lorsqu’ils font campagne.

Oubliée l’idée européenne ! Oubliée ou mise de côté car seuls comptent désormais les carrières, les ambitions, les enjeux nationaux.

Alors bien sûr, il ne s’agit pas de sauter comme un cabri en parlant d’Europe, mais simplement d’ouvrir les yeux sur l’une des réalités du siècle et sur la nécessité de bâtir une Europe qui serait à la fois puissante et politique. C’est ce programme là que l’on aimerait lire dans les tracts et professions de foi. Une Europe qui pourrait finalement évoluer pour devenir forte des pays et régions qui en font partie.

Est-ce trop demander ?

GCO : Ne pas confondre vitesse et précipitation ?

GCO%20Faut-il repenser globalement le CGO et les rapports de la périphérie de Strasbourgeoise avec la circulation ? Un usage quotidien, une analyse des données existantes, un souci de la prospective me pousse à aller plus loin que l'immédiateté et à penser les conséquences des choix émis.

Reconnu d’utilité publique en 2007 et intégré parmi les priorités du Gouvernement Fillon dans le cadre du plan de relance de l’économie, le Grand Contournement Ouest de Strasbourg, plus connu sous le nom de GCO, n’a pas fini aujourd’hui de faire couler de l’encre, ni demain du bitume.

Si son objectif noble, sous le nom de A355 est bien de fluidifier la circulation autour de Strasbourg et d’optimiser les liaisons vers d’autres villes moyennes du département, rien n’assure aujourd’hui qu’il le remplira à lui seul.

Penser résoudre la problématique des transports et des services collectifs en créant une route de plus pourrait donc être une « fausse bonne » solution ayant, qui plus est, autant l’apparence de la facilité qu’un coût non négligeable.

Solution recevable de prime abord, le GCO est porteur d’un défaut majeur dont on voudrait qu’il en soit l’atout, en ce qu’il fluidifie la circulation.

On pourrait effectivement d’abord clairement s’en réjouir ; sauf qu’à courte échéance, une telle fluidification de la circulation porte naturellement en elle, une persistance des habitudes périurbaines de transports, mais plus encore un renforcement  de l’offre de transport à l’échelle de la périphérie de la capitale alsacienne (ce alors même qu’il faudrait un maîtrise).

A une époque où l’on prend conscience de l’impact de la production de CO² et de gaz polluants,  le GCO viendrait finalement renforcer et faciliter le transport routier, donc la production des dits précédents.

La nature ayant horreur du vide, il y a ainsi donc fort à parier que tout nouveau tronçon routier, même payant (on prendra en exemple le péage londonien qui n’a permis de décongestionner la ville que de façon temporaire, tout en générant des effets collatéraux importants) serait vite rempli avec pour effet paradoxal de congestionner la circulation à de nouveaux points.

Repenser le plurimodal ?

A ce stade, on peut donc s’interroger sur la compatibilité d’une voie favorisant et fluidifiant le choix de la route alors que les collectivités (CUS, Conseil Général, et Conseil Régional) semblaient vouloir favoriser une vision multimodale de la circulation des biens et des personnes.

Enfin, comment ne pas penser que le fait de fluidifier sans les modifier les habitudes de transports concurrent au développement de l’étalement urbain et à la création, non plus de cités dortoirs mais de villages dortoirs ? En effet, qu’on le veuille ou non, la mobilité renforcée, les déplacements fluidifiés favorisent la création de bassin mort où l’on vient s’entasser dans un cadre idéal mais dévitalisé.

Relocaliser l’activité économique et favoriser le télétravail

 Or, c’est de revitalisation dont ont besoin ses espaces. Comment penser le GCO sans ses effets collatéraux ? Les communes qu’il irriguera ont plus besoin d’acteurs économiques locaux que de nouveaux habitants. Il leur faut donc une revitalisation qui passe par le développement numérique (haut-débit) et un retour d’une vitalité économique de proximité par le biais d’activités utiles et sédentarisables : une véritable relocalisation apte à permettre le vrai retour de la vie et son enracinement durable dans ses bassins. Peut-être y-a-t-il là un plan de relance durable auquel personne n’a pensé à ce jour ?

Les efforts du Conseil Régional en matière d’irrigation numérique et de haut débit pourraient ici, conforter par des partenariats avec les autres collectivités locales en charge du développement économique, jouer un rôle capital sur l’implantation de nouveaux métiers et cyber-centres.

Impact écologique et effet durable ?

Enfin, on ne serait pas complet sans une évocation de l’impact environnemental. Les travaux de mise en place et la construction du GCO ne manqueront en aucun cas, en plus de l’impact sur les transports, d’avoir des conséquences sur la diversité et l’équilibre de l’écosystème et de ses composantes animales et végétales. La faune locale pâtira naturellement de voir son espace d’évolution réduit ou profondément morcelé

Toutes ces observations mises bout à bout, impliquent sans doute aujourd’hui non de jeter le projet du GCO à la poubelle, mais de le relire en prenant en considérant les impacts immédiats et futurs de celui-ci sur la nature et sur les modes de vie dont on souhaite faire bénéficier les générations futures. Alors une relecture, puis une réécriture seront possibles.

Il ne fait nul doute que la gestion des transports conditionne l’avenir, mais les choix d’aujourd’hui aussi. Or, comme nous l’enseigne Bernanos « l'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait ».

Notre avenir commence donc avec les choix d’aujourd’hui, raison de plus de prendre le temps d’une vraie réflexion et de se donner les moyens de mesurer autant les impacts que les effets collatéraux de toutes les décisions !

Stéphane Bourhis - Ancien Conseiller Régional d’Alsace ( 1998-2004) 

 

Hoenheim, Bischheim, Schilitigheim : des musées à imaginer

Musee Des musées pour le nord de Strasbourg ? Je persiste et signe avec cette vieille idée.  On me dira que l’époque n’est pas à l’investissement. On me dira aussi que le foncier a un coût. Il n’empêche qu’il pourrait être pertinent, comme on a doté le nord de la CUS d’une médiathèque, d’envisager la création d’un musée ou d’un parcours muséal pour les communes de Schiltigheim, Bischheim et Hoenheim. Cette idée que j’ai exposé pour la première fois dans les années 90 apparaît aujourd’hui comme un devoir de mémoire et comme une vois à explorer pour redynamiser certains territoires. Les 3 communes du Nord disposent d’atouts indéniables.

Schiltigheim : cité des brasseurs

Comment se fait-il que l’Alsace n’ait pas à ce jour un musée de la bière et des brasseurs ? Là aussi, depuis plus de 10 ans, avec d’autres, je développe cette piste. Faudra-t-il attendre que la fin des brasseries pour que l’on rendre à Schilick son statut de capitale brassicole ?

Bischheim : ville d’industrie.

On comprendra bien qu’il n’est pas possible de rivaliser avec la cité du Train de Mulhouse, cependant, Bischheim pourrait offrir un musée consacrée aux métiers du rail, des locomotives aux TGV. Fleuron de l’industrie, un lieu pourrait y être consacré.

Hoenheim : Images d’Alsace

Hoenheim dispose d’associations dynamiques qui savent rendre la vie à cette « autrefois » qui fait l’histoire. Mais Hoenheim fut aussi une capitale de l’émaillerie, de l’imagerie et de la publicité. Partout en France, on connaît les « émailleries » dite de « Strasbourg- Hoenheim ». Là encore, tant d’expositions à monter et de passionnés à rassembler.
Il faut parfois rêver éveillé pour que des projets voient le jour. Je ne sais pas ce qu’il adviendra, toujours est-il qu’il y a là des pistes qui renforceraient les villes en question, mais aussi l’attractivité touristique de la Communauté Urbaine et de son cœur, Strasbourg.

Des livres sur Hoenheim

  • Car Park and Terminus Hoenheim
    Voici quelques livres sur notre commune. Si vous en possédez d'autres, nous sommes preneurs d'une photo de la couverture et des informations utiles à celles et ceux qui recherchent des données sur Hoenheim, qu'ils soient passionnés, chercheurs, étudiants et curieux.